13 février 2018

Darmon a mis un pied dans la place

LE JOUR OÙ...

Après une énième opération de recrutement en Argentine, au cœur des années 70, Robert Budzynski s’arrête à Paris pour déjeuner Chez Edgar, en compagnie de son inséparable compagnon Sylvain Ichoua. C’est là que le patron du restaurant situé dans le XVIe arrondissement leur présente Jean-Claude Darmon, qui déjeune à une table à côté.

Né à Oran, en Algérie, neuvième enfant d’une famille juive pied-noire qui en compte douze, Darmon vit à Marseille depuis l’âge de sept ans.

Ce passionné de ballon rond a créé, en 1968, une société qui édite des Livres d’or, rétrospective des clubs de football. Il aime le football et le business : en une dizaine de minutes, à peine, il arrive à convaincre, par sa faconde et sa persuasion, ses deux voisins.

Rendez-vous est pris avec les dirigeants nantais. Quelques jours plus tard, Darmon bouscule tout le monde au comité directeur du club et promet de ramener de l’argent en un après-midi rien qu’en descendant la rue principale de Nantes armé de papier à en-tête du club. Mission réussie.

Le FC Nantes devient une sorte de laboratoire pour celui qui fait du commerce à grande vitesse. Mais un laboratoire qui rapporte gros. Il installe des panneaux au stade, qui font grimper les recettes. Il signe le premier contrat d’une équipe professionnelle avec Adidas qui, jusque-là, donnait les chaussures gratos. Après une rencontre avec les dirigeants de la marque en France, en compagnie de Budzynski, Darmon décroche 10 000 francs de l’équipementier pour le FCN. Sur sa lancée, il s’attaque à la création du marketing du club, et s’étend un peu partout en France, où il implante un système économique à l’époque inexistant en France.


UN JOUR, UNE DECLARATION

Jean-Paul Bertrand-Demanes
« Quand Denoueix me parlait, je ne savais jamais si c'était du lard ou du cochon. Mais, au fond, il était drôle. Il me faisait rire quand il s'énervait. Il voulait être méchant vis-à-vis d'un type qui lui avait filé un coup mais il ne savait pas s'y prendre. Car il était la correction personnifiée. »
Mai 2001


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier