12 mars 2018

Les joueurs ont sauvé la tête d’Arribas

LE JOUR OÙ...

En septembre 1962, les Canaris tardent à prendre leur envol en championnat et une sévère raclée à domicile (0-4) face aux Verts de Saint-Etienne provoque des remous au sein même du comité directeur du club.

Plusieurs dirigeants vont jusqu’à remettre en cause les compétences de José Arribas qu’ils avaient pourtant installé à son poste deux ans auparavant. La grogne gagne aussi les supporters qui commencent à s’impatienter. Voyant bien que leur entraîneur est sous la menace d’un licenciement et qu’il risque donc de ne pas faire de vieux os dans la maison Jaune, les joueurs décident d’intervenir.

Ils se mobilisent pour le défendre publiquement et, chose extrêmement rare, une délégation conduite par les principaux leaders du groupe, Pancho Gonzales, André Strappe et Jean Guillot, se fait l’interprète de l’ensemble du groupe pour réclamer – et obtenir - le sursis pour José Arribas auprès de la direction du club.

Cette intervention s’avèrera fondamentale puisque, comme par enchantement, un véritable tournant va s’opérer dans la saison du FC Nantes. Davantage responsabilisés et impliqués, renforcés par Rafael Santos qui supplée Philippe Gondet, celui-ci souffrant d’une maladie contractée durant son séjour en Algérie, les Nantais deviennent tout à coup irrésistibles et, de la 14e place, ils remontent à la 2e dès la fin novembre.

Une position qu’ils conserveront jusqu’au terme de la saison avec, à la clé, l’accession à la Division 1. Un vieux rêve longtemps caressé par Marcel Saupin qui, malheureusement, se réalisa sans lui : il décéda quelques mois plus tôt, en janvier 1963, alors que tout restait à faire.


UN JOUR, UNE DECLARATION

Georges Eo
« Blazevic est fort pour faire passer un message. A Nantes, on vit dans un milieu plutôt libéral, mais lui, c'est à grand coup d’autorité qu'il parle de football. Certains apprécient son langage, d'autres non. Max Bouyer l'a recruté pour ça, après tout. »
Novembre 1989


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier