14 avril 2018

Accablés par une double peine

LE JOUR OÙ...

En valeur pure, le match aller Nantes-Valence du 9 avril 1980, en demi-finales de Coupe des Coupes (2-1), est considéré comme l'un des plus brillants qu'ait réalisés une équipe française en Coupe d'Europe.

Ce jour-là, Marcel Saupin offre au public et aux huit millions de téléspectateurs un festival d'attaques qui étourdit les Espagnols, sans toutefois les faire plier complètement, un but en contre de Mario Kempès leur donnant l’espoir fou de se tirer d’affaire. Dommage car le match réalisé par les Nantais est éblouissant, ils donnent une leçon de football moderne et collectif à leurs adversaires, manquant d’un cheveu la très nette victoire qu’ils méritaient. Loïc Amisse et Eric Pécout, en particulier, ratent d'un rien d'alourdir la note et le retour, forcément, s'annonce rude quoique jouable.

Cependant, le 21 avril, à 13 heures, lorsque la délégation du FC Nantes s'apprête à prendre son avion vers Valence, une nouvelle tombe, cruelle : Omar Sahnoun, leur camarade parti à Bordeaux à l'intersaison, maillon essentiel de l'équipe nantaise 1977, championne de France, est mort le matin, en s'entraînant, à l’âge de 25 ans. Son cœur n'a pas tenu. Lors d'un rassemblement de l’équipe de France en août 1977, il s’était déjà écroulé lors d'un entraînement, victime d'un malaise cardiaque devant tous ses coéquipiers.

Cette fois, malheureusement, l’attaque dont il est victime lui sera fatale. L’esprit ailleurs, la tête des joueurs nantais ne sera pas assez solide, quelques heures plus tard, sur le terrain de Mestalia. Dans une ambiance survoltée, Mario Kempès y foudroie une équipe pour laquelle l'empilage est sévère (4-0). Il n’efface certes pas tout à fait la splendeur de l’aller mais ce 21 avril 1980 restera à jamais un jour sombre pour des Nantais doublement abattus.


UN JOUR, UNE DECLARATION

Mauro Cetto
« Barthez doit avoir ses raisons s’il ne vient pas s’entraîner. Ce n’est pas à moi de fixer les limites. J’espère qu’il va jouer le jeu jusqu’au bout, comme tout le monde. Mais si quelqu’un n’a pas envie, il vaut mieux qu’il arrête tout de suite. »
Janvier 2007


LA LEGENDE DU FC NANTES
1943-2018 : 75 ANS D’HISTOIRE
Par Denis Chaumier