Musée des canaris Blason

06 avril 2018

Karembeu a été couvé

LE JOUR OĂ™...

Lorsque Christian Karembeu débarque à Nantes en octobre 1988, il n’a pas encore cette réputation de « Cheval Fou », le surnom dont l’affublera plus tard Marcel Desailly et qui lui collera longtemps à la peau.

En provenance de Nouvelle-Calédonie, il vient d’effectuer un long voyage de près de 40 heures, ponctué par un léger incident qui aurait pu prendre des proportions plus importantes : alors qu'il demande au comptoir de l’aéroport de Roissy comment se rendre à Orly, ses valises laissées imprudemment à l’abandon devant des soldats sur les dents en pleine période Vigipirate, sont assimilées à des colis suspects et prêtes à être réduites en miettes.

Karembeu ? « Cheval Fou » pas encore, mais « Tête en l’air », sûrement ! A la Jonelière, le jeune Christian découvre un tout autre monde et chacun comprend bien qu’il faudra le couver pour lui rendre le dépaysement le moins pénible possible.
Antoine Kombouaré, déjà au club depuis cinq ans et Néo-calédonien comme lui, le prend naturellement sous son aile, et devient une sorte de modèle à suivre. Mais il n’est pas le seul à veiller sur « Cheval Fou » : Jean-Claude Suaudeau, qui sait qu’il a sous la main un trésor qui reste à polir, l’entoure de toute son affection et... d’une grande exigence pendant les séances d’entraînement.

Jean-René Toumelin, lui, l’invite chaque mardi soir dans sa maison de Chateaubriant, pour de longs repas et de grandes discussions historiques sur la Nouvelle-Calédonie.
Quant au Tahitien Reynald Temarii, qui habite en centre-ville, il offre à Karembeu l’hospitalité lorsqu'il s'agit d'aller faire une petite virée au Castel ou au Marlowe le plus « incognito » possible, sans que Kombouaré ou Suaudeau n’en soient bien sûr informés. Des visites nocturnes qui faisaient partie d’un nécessaire apprentissage...


UN JOUR, UNE DECLARATION

Jean-Claude Osman
« Au Bataillon de Joinville, j’ai eu la chance de rencontrer Cyrille Guimard avec qui je voyageais tous les dimanches dans le train de nuit, puis dans le métro le lundi matin direction Joinville. Il prenait son vélo et moi mon ballon. J’ai eu de la chance de faire mon service militaire entre les deux guerres... »
Septembre 2016


LA LEGENDE DU FC NANTES
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Par Denis Chaumier