21 janvier 2020

''J'ai vu Emiliano monter en puissance''

Adrien Thomasson

Arrivé au FC Nantes en même temps qu’Emiliano Sala à l’été 2015, Adrien Thomasson se souvient d’un joueur avec qui il a connu ses premiers pas à la Jonelière mais également d’un joueur qui n’a jamais rien lâché sous le maillot jaune. Atout offensif majeur du RC Strasbourg aujourd’hui, Adrien raconte.

HUMAINEMENT

Adrien THOMASSON : "Emiliano était quelqu’un de généreux, ça on l’a tout de suite remarqué. Sur le terrain comme à l’extérieur, il savait se montrer disponible."

SES PREMIERS PAS

"Je me souviens qu’il avait été recruté pour devenir l’attaquant phare du Club après le départ de Filip Djordjevic. Dès le début, il nous a montré qu’il avait envie d’être cet attaquant et ce buteur que tout le monde attendait. Je me rappelle qu’il était toujours énervé lorsqu’il ne marquait pas !"

LE GOÛT DU TRAVAIL

"Il travaillait énormément, effectivement. En plus du terrain, il travaillait également dans nos vestiaires. Je le revois frapper le ballon fort contre un mur dans une des salles d’échauffement pour perfectionner sa technique, ses contrôles. Et mine de rien, je suis sûr que ça a payé. Ses enchaînements étaient de plus en plus rapides, il a amélioré sa technique et il était plus à l’aise dans le jeu et face au but."

SPORTIVEMENT

"Je l’ai vu monter en puissance. Au début, ça a été difficile parce qu’il ne jouait pas vraiment à son poste. Il était également en concurrence avec Kolbeinn Sigthorsson et n’a marqué que 6 buts. Quand on compare avec les saisons suivantes, on voit qu’il a pris son mal en patience. Dès la saison suivante (2016-2017), j’ai senti qu’il était déterminé à faire mieux. Le fait de marquer rapidement l’a aussi aidé et il nous a permis de faire la différence à de nombreuses reprises."

UNE ANECDOTE

" J’en ai beaucoup ! C’était un très mauvais perdant. J’adorais en faire des caisses et lui détestait ça. Je me souviens d’un repas avec lui et Léo (Dubois), nous discutions et Léo s’était gentiment moqué de son accent argentin, Emi’ n’avait pas du tout apprécié. C’était ça Emi’. La gentillesse et la générosité incarnées, avec une pointe d’ego. Il ne fallait pas trop le chambrer (rires)."

Par M.G